Résumé de l'éditeur :Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père : comme elle l'avait pressenti, Anthony Walsh, homme d'affaires brillant, mais père distant, ne pourra pas assister à la cérémonie. Pour une fois, Julia reconnaît qu'il a une excuse irréprochable : il est mort. Elle ne peut s'empêcher d'y voir le dernier clin d'oeil d'un homme qui a toujours eu le don de disparaître soudainement et de faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l'enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Le voyage le plus extraordinaire de sa vie...et peut-être l'occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu'ils ne se sont pas dites.
Ma critique :
Ce livre nous rapelle que le premier amour que l'on rencontre dans notre vie est celui que nos parents nous porte et que nous leur portons mais il est tellement habituel que nous ne le remarquons que très rarement. Dans ce livre, l'auteur nous le rappelle à nous.
Un livre très tendre et touchant. Les questions laissées en suspend laisse deviner des réponses. Pour aimer, Julia devait d'abord aimer son père et le comprendre. Pour cela, il a élaboré un plan diaboliquement ingénieux et réconfortant. L'on devinera à la fin qu'une fois de plus il aura tout manigancer pour réunir deux coeurs brisées il y a plus de 18ans par sa faute mais également pour apprendre à connaître sa fille et pour qu'elle comprenne qui était cet homme étrange qui lui a tant compliqué la vie par le passé.Il réparera ses erreurs et prouvera à sa fille que l'amour d'un père est inconditionnel mais l'on devine qu'en réalité il voulait certainement réparer les choses avant qu'il ne soit trop tard. Marc lévy nous prouve une fois de plus son talent mais surtout que le véritable amour survit intact à toutes les épreuves que ce soit le temps ou la mort et qu'il est le tout de l'existence. Un régal ! Bonne lecture !
Ma note : 18 /20
Extraits :
[...]Julia, notre amour est né de nos différences, de cet appétit de découverte que nous retrouvions chaque matin en nous éveillant. Et puisque je te parle de matins, tu ne sauras jamais le nombre d'heures que j'ai passées à te regarder dormir, à te regarder sourire. Car tu souris quand tu dors, même si tu ne le sais pas. Tu ne compteras jamais le nombre de fois où tu t'es blottie contre moi, en disant dans ton sommeil des mots que je ne comprenais pas ; cent fois, c'est le chiffre exact.
Julia, je sais que bâtir ensemble est une autre aventure.[...]Je t'ai aimée telle que tu es, et jamais je ne te voudrai autrement, je t'ai aimée sans tout comprendre, convaincu que le temps m'en donnerait les moyens ; peut-être qu'au milieu de tout cet amour, j'ai oublié parfois de te demander si tu m'aimais au point d'embrasser tout ce qui nous sépare. Peut-être aussi ne me laissais-tu jamais le temps de te poser cette question, pas plus que tu ne te laissais le temps de te la poser. Mais ce temps-là est venu, malgré nous.
Page 171
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[...]-Je connais un moyen infaillible de savoir si nous aurions eu une chance...ou pas.
-Lequel ?
Julia posa ses lèvres sur celles de Tomas. Le baiser dura, semblable à celui de deux adolescents qui s'aiment au point d'en oublier le reste du monde. Elle le prit par la main et l'entraîna vers le hall de l'hotel. Le concierge somnolait sur sa chaise. Julia guida Tomas jusqu'aux ascenseurs. Elle appuya sur le bouton et leur baiser se poursuivit jusqu'au sixième étage. Les peaux réunies, pareilles aux plus intimes souvenirs, confondaient leurs moiteurs au creux des draps. Julia ferma les yeux. La main caressante glissait sur son ventre, les siennes s'attachaient à la nuque. La bouche effleurait l'épaule, le cou, la courbe des seins, les lèvres se promenaient, indociles ; ses doigts s'agrippèrent à la chevelure de Tomas. La langue descendait et le plaisir montait en vagues, réminiscence de voluptés inégalées. Les jambes s'enlaçaient, les corps se nouaient l'un à l'autre, rien ne pouvait plus les défaire. Les gestes étaient intacts, parfois malhabiles mais toujours tendres. Les minutes s'égrenèrent en heures, et le petit matin se leva sur leurs deux corps abandonnés, alanguis dans la tiédeur du lit.
Page 305
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[...]Je prends l'avion pour Mogadiscio ce soir, je sais déjà que là-bas je penserai sans cesse à toi. Ne t'inquiète pas, n'aie aucun regret, j'ai espéré vivre ce moment tant de fois que je ne peux plus les compter, et ce moment était magnifique mon amour. De pouvoir t'appeler ainsi encore une fois, rien qu'une seule, était un rêve que je n'osais plus faire. Tu as été et seras toujours la plus belle femme de ma vie, celle qui m'a donné mes plus beaux souvenirs, c'est déjà beaucoup. Je ne te demande qu'une chose, jure-moi d'être heureuse.
Tomas embrassa tendrement Julia et partit sans se retourner.[...]
Page 307